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GABRIEL LACOSTE : 1911-1983
Il est né à Esmolès, village d’Arpajon sur Cère, d’une
modeste famille d’agriculteurs devenus par la suite castillers à
Salles, Commune de Vézac ; il a fréquenté le Cours Complémentaire
d’Arpajon où son intelligence a été remarquée par Mr Louis
MAGOT alors Directeur des
Ecoles qui a su convaincre les parents de Gabriel de laisser leur
fils poursuivre ses études qui l’ont conduit au Lycée Emile Duclaux
à Aurillac en filière moderne, ensuite au lycée Blaise Pascal à
Clermont-Ferrand en classe de Math Sup, et à Polytechnique pendant
deux ans ; il était l’un des rares fils d’agriculteur arrivant à un
tel niveau.
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Il fera carrière dans l’Armée. Il est capitaine en 1939,
blessé, puis affecté au service radio de la Rapine près de Lezoux
(63) ; en novembre 1942, il tente de s’opposer à l’invasion de la
zone libre par l’armée allemande ; il est alors arrêté par la
Gestapo et conduit à Buchenwald, puis vers l’usine souterraine
proche du terrible camp de Dora où les nazis préparaient les V 1 et
V 2. Il en reviendra en 1945 très affecté et affaibli.
Après sa convalescence, il reprend ses fonctions dans
l’Armée, devient ingénieur militaire, délégué à l’OTAN
et autres alliances. Directeur des Hautes Etudes de
l’Armement, plus jeune général de l’Armée française en 1961, il
conduit des missions sur des sites stratégiques à travers le monde;
une salle de conférence de l'école militaire porte son nom.
Le
président POMPIDOU lui remet
en 1970 la plaque de grand officier de la Légion d’Honneur. Il a été président des
anciens de Dora. Très adroit et très actif, il a toujours su
conserver ses amitiés et origines familiales et rurales.
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En 1973 il a été admis à la retraite et ses compétences
techniques l’ont conduit à exercer des fonctions chez Philips;
malheureusement peu après, il fut frappé par une crise d’apoplexie
en participant à une émission de télévision animée par Armand
JAMOT et consacrée aux camps
de déportation. Il dut alors quitter ses nouvelles fonctions et
resta physiquement diminué jusqu’à son décès en 1983.
Sa mémoire est rappelée par Mr Jean
CARCANAGUE dans :
«Itinéraire d’un Cantalien», dans la revue de la Haute
Auvergne, et par une conférence qu’il a animée à Arpajon sur Cère
en octobre 1997 ; une rue de notre commune porte son nom dans la
zone industrielle de Baradel.
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PIERRE
BRU : 1911-1987
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C’est à bon escient que son nom suit celui de Gabriel
LACOSTE. Pierre
BRU est issu lui
aussi d’une famille modeste, son père est décédé bien
jeune d’une pneumonie, et malgré cela Pierre a
poursuivi de hautes études et exercé d’importantes
fonctions. Lui aussi est passé par les Ecoles d’Arpajon,
le lycée Emile Duclaux à Aurillac, Blaise Pascal à
Clermont-Ferrand ; en 1935 il obtient son diplôme de
Docteur es Sciences (mécanique rationnelle,
mathématiques générales, calcul différentiel).
Il entre alors à l’Observatoire de Strasbourg où il y
fera toute sa carrière comme ingénieur astronome.
Il était passionné par sa vocation et il laisse à ceux
qui l’ont connu l’image d’un homme discret fort cultivé,
sous sa mince silhouette.
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