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D’UNE VALLEE A L'AUTRE
Lorsque le Val de Cère servait de base arrière aux
grands travaux.
sur la Truyère au cours des années 1930.
L'idée de construction d'un grand barrage sur la Truyère
remonte à 1910 : le 1er conflit mondial en a retardé l'exécution,
c'est de la fin 1927 jusqu'en 1931 qu'un grand chantier a vu le jour
comprenant entre autres :
Le barrage de Sarrans construit sur un rétrécissement rocheux,
l'usine souterraine de Brommat, le poste de transformateur de Ruevre...
La mise en eau est de 1934.
L’approvisionnement des chantiers se faisait à partir :
*De la gare d'Arpajon par les camions de l'époque pour
les pièces et le fer arrivant par wagons.
*De la gare de Polminhac où le ciment arrivait par voie
ferrée et était acheminé sur le lieudit « le Bousquet » par
téléphérique ; il était mêlé aux les granulats extraits sur place
*Des petites usines électriques sur la Cère qui
envoyaient le courant nécessaire aux chantiers.
Le récit qui est fait de cette
époque rappelle comment était effectué le chargement des convois
partant vers les chantiers, comment s'effectuait le parcours sur les
routes étroites et dangereuses conduisant au fond des gorges
profondes avec du matériel dérisoire par rapport à celui que nous
connaissons de nos jours, les accidents connus ou non connus, le
long séjour chez nous des chauffeurs de 1’entreprise Farçat de
Grenoble qui ont convolé bien souvent avec une arpajonnaise,
l'activité créée aussi bien chez nous que sur laTruvère.
La construction de cet ensemble est à
rapprocher de celle de Marèges sur la Dordogne dont la mise en eau
est de 1935 ; à ce sujet. Mr FLO[RAT auteur du livre sur les
barrages de la Dordogne cite « Quand je raconte aux jeunes comment
se faisaient les travaux au début du chantier, j’ai l’impression de
parler de la préhistoire, et pourtant ce n’est pas si vieux ! Les
matériaux qui arrivaient en gare d’Ussel parvenaient au chantier sur
des camions à bandage plein, lents et bruyants, qui, par temps sec,
soulevaient des nuages de poussière, ou bien creusaient des ornières
lorsqu’il pleuvait.» Ceci s' applique de même chez nous.
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La
constitution de la mer intérieure consécutive à la mise
en eau de Sarrans, le nouvel Hospice de la de La Devèze et le souvenir du père
ROBERT, la presqu’île de Laussac, étaient devenus des lieux de
sortie et de curiosité à une époque où le tourisme populaire n'était
pas encore généralisé. |
En lisant «D'une vallée à l'autre» vous
saurez comment malgré l'inadaptation du matériel, les pionniers de
la houille blanche, ont réalisé des prouesses sur le plus grand
chantier hydroélectrique d'Europe du moment.
Réf : L’Illustration 1937 et divers
témoignages.
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