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PIERRE MARTY : 1868-1940
Savant – Artiste – Humaniste
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Pierre MARTY est né le
4 février 1868 à Nice d’un père notable cantalien et d’une
mère issue d’une famille alsacienne. Ils se sont retirés au
château de Caillac, près de Vézac, où leur fils Pierre vivra
une existence solitaire, mais studieuse. Des précepteurs et
des gouvernantes se chargeront de son instruction et de son
éducation. Mme Dominique STHELIN,
maîtresse actuelle des lieux, fera honorer sa mémoire avec
le concours de Mr Pierre MOYNAC,
professeur honoraire d’histoire naturelle, et le groupe
«Mémoire d’Arpajon».
Pierre MARTY
obtient son baccalauréat à
Clermont-Ferrand à l’âge de 16 ans, poursuit ses études
à Toulouse et se destine à Saint-Cyr, mais sa santé fragile
ne lui permet pas de continuer. Il se retire alors au
château de Caillac en 1898 où il sera à l’abri du besoin,
mais très actif quand même.
Pierre MARTY
est un passionné de la
nature, observateur persévérant et qualifié. Il est ami avec
le Dr CHIBRET
chirurgien à Aurillac ; il est d’abord géologue et partage
sa passion de la nature avec Jean-Baptiste RAMES
pharmacien à Aurillac et
Marcellin BOULE de
Montsalvy . C’est ce dernier qui lui conseilla de s’orienter
vers la paléontologie végétale. |
En 1903 il publie un
ouvrage de 98 pages sur la flore du miocène (- 13 Millions.
d’années) qualifié de remarquable par Mr GLANGEAUD
de l’Université de Clermont-Ferrand et maître en la matière.
Pierre MARTY récolte des fossiles
végétaux et expose ses objectifs dans « un nouvel
horizon paléontologique du Cantal ». Il localise et
classe les gisements de cinérite (dépôts stratifiés de
cendres volcaniques) du Cantal ; il travaille avec
PAGES-ALARY, grand chercheur lui
aussi. Cela le conduit à parcourir le Cantal, à la recherche de
toutes les sources d’informations. Il reste cependant prudent dans
ses conclusions, mais il sait aussi affirmer ses convictions
scientifiques ; il est également botaniste, zoologue, entomologiste,
minéralogiste et météorologiste ; il inscrit sur son carnet tous les
phénomènes naturels qu’il constate.
Malgré son air distant,
il est resté modeste et avenant ; sa santé déclina en 1939 et son
journal intime s’arrêta fin juin 1940 ; le 28 juillet suivant, il
rejoignit le monde qu’il observait depuis sa jeunesse, «en
laissant l’exemple d’une vie bien remplie et d’une continuité
remarquable dans le travail de recherche» (citation Y. du
CHOUCHET).
Certaines de ses œuvres se trouvent
au Musée d’Art et d’Histoire d’Aurillac. Une rue de Vézac et une
d’Aurillac portent son nom.
Extrait de
: Pierre MARTY par Pierre MOYNAC,
Aurillac par ses rues par Claude GRIMMER.
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