mémoire d'arpajon

Centre social - 15130 - Arpajon sur Cère

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ANCIENNES ACTIVITES AU FIL DE L’EAU

Arpajon est parcouru par un réseau de cours d’eau convergeant vers la Cère qui traverse la commune ; des activités aujourd’hui disparues utilisaient la force motrice de l’eau.

 LES MOULINS :

Ils étaient fort nombreux encore au début du XX° Siècle ; Vincent FLAURAUD et Claude GRIMMER nous font vivre les trois qui subsistent.

Le Moulin de la Cère : il est situé au bas de la côte d’Arpajon qui scinde le bourg en deux parties ; il daterait du I8° Siècle. Toute activité a cessé en 1955 ; la commune l’a racheté en 1991 et restauré ; le moulin rénové a été inauguré en juin 1994 en présence de Mme HAYE GUYOT, préfet du Cantal ; il sert à diverses expositions.

Le Moulin du Mamou : il se trouve sur le ruisseau du même nom ; Louis AMILHAUD, notable local et  père du général  J.B. MILHAUD,  l’a construit  en 1772.. Le moulin a tourné, puis est devenu maison d’habitation ; il a été sauvé de la ruine par l’association « aménagement, animation Cantal » et la ville d’Arpajon sur Cère l’a acquis et restauré en 1989. Cette construction appelée aussi « petite maison du Mamou »  est t typique d’aspect.

Le Moulin des Granges : il est sur le ruisseau du même nom ; sa construction remonterait au XV° Siècle ; il a été transformé en 1797 et en 1845.

            Divers propriétaires s’y sont succédés ; le dernier meunier a été Mr BIARD ; Mr CUMINGE  coiffeur à Aurillac l’a acquis en 1965 pour en faire sa maison d’habitation.

 AUTRES MOULINS :

Ils étaient de  plus petite taille et il n’en reste rien, sauf  parfois quelques ruines ; ils étaient sur les petits ruisseaux appelés raus .

Messieurs Jean DAVAL et   Marc DECHAUD nous ont fait part de ces vestiges du temps passé.

            Le meunier était un personnage important, habitant sur les lieux du travail, lié par un bail à son propriétaire, élevant un cochon, cultivant son jardin ; beaucoup de légendes courent à son sujet, et aussi des chansons. Il était parfois en conflit avec les pêcheurs et les paysans  au moment des basses eaux.

Les martinets :

 Au lieudit  Le Sal, là où le ruisseau des Granges rejoint la Cère, étaient installés de lourds marteaux reliés à un arbre à came actionné par l’eau ; ils servaient à battre les lingots de cuivre venus d’Espagne. Ils étaient transformés en plaques avec lesquelles les dinandiers fabriquaient des récipients  chaudrons, bassines, fontaines…) que des colporteurs revendaient en Hollande, en Italie…Les ouvriers s’appelaient «les martinaïres». Le dernier dinandier est Mr Jean Paul BASTIEN de Jussac ; il fabrique des objets souvenirs, bibelots…

Les foulons :

La force de l’eau actionnait des maillets qui battaient les textiles usagers plongés dans des auges où circulait l’eau ; le mélange avec l’argile permettait le dégraissage, le battage resserrait les fibres ; la bouillie ainsi préparée servait à faire du papier. Il y avait un foulon au moulin du bourg.

Les scieries :

A l’époque, le paysan abattait un arbre et le faisait débiter en poutres, chevrons, planches à la scierie voisine ; à Déjou, cela a commencé en 1872 avec Mr Bernard DEJOU, avant que cela ne devienne une usine avec plus de deux cents salariés.

D’autres scieries artisanales se trouvaient sur nos ruisseaux,

 Toutes les activités ci-dessus rapidement décrites ont été submergées par les installations industrielles.

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